Actualités
Acompte, avance, prêt : ce n’est PAS la même chose.
Derrière ces mots du quotidien se cachent des règles strictes, des plafonds à respecter, et parfois de vrais risques sociaux et fiscaux.
1. L’acompte sur salaire
- Pas de refus possible pour l’employeur ; c’est un droit du salarié
- Aucune justification à fournir par le salarié
- Pas de formalisme imposé, mais un écrit est vivement recommandé
- Possible après 15 jours de travail
- Montant plafonné à 50 % du salaire net après PAS
- Le nombre de demandes est fixé à maximum 5 par mois
2. L’avance sur salaire
- Accord de l’employeur obligatoire
- Refus possible sans justification
- Montant libre, mais attention au seuil de 5 000 € (formalités fiscales)
- Accord écrit obligatoire (convention signée par les deux parties)
- Remboursement limité à 1/10 du salaire net après PAS, même si le salarié est d’accord pour plus
- Nombre d’avances non limité, mais toujours avec la règle du 1/10
3. Le prêt salarié
- Accord de l’employeur nécessaire (refus possible sauf accord d’entreprise spécifique)
- Montant libre, avec formalités fiscales si > 5 000 €
- Taux d’intérêt : en principe le taux légal
- Le taux 0 % est discuté (risque de requalification URSSAF en avantage)
- Contrat de prêt obligatoire
- Aucune retenue sur bulletin de paie ; le salarié rembourse directement l’employeur
- Possibilité d’intégrer une clause de remboursement total en cas de départ possible, mais très discutée en jurisprudence
4. Le prêt secours
- Accordé par le CSE (entreprises ≥ 50 salariés avec budget ASC)
- Aide exceptionnelle, liée à une situation personnelle particulière
- Pas de remboursement par le salarié
- Pas mentionné sur le bulletin de paie
- Exonéré de charges sociales, sous conditions et justificatifs
- Montant modeste (plafond de 5 % du PMSS dans certains cas)
- Ici, on parle bien de solidarité, pas de crédit.
5. La saisie sur salaire
Depuis le 1er juillet 2025, changement de procédure :
- Le commissaire de justice dépose la saisie dans l’entreprise
- Les sommes sont ensuite versées au commissaire répartiteur